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vendredi 13 avril 2012
À la vue des carnets
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mardi 31 janvier 2012
Le semeur
Tous les jours de petite école, je retournais dîner à la maison. Ma grand-mère nous y attendait, mes soeurs et moi. Elle prenait bien soin de plier un essuie-tout en papier pour chacune de nous et d'y dessiner d'une main maladroite et aimante, une série de personnages et d'animaux. Ma première collection d'oeuvres d'art.
Mon grand-père n'avait qu'à me regarder de ses beaux yeux remplis de bonheur et de complicité pour que je me transforme en apogée de tous les potentiels du monde. Il a semé l'idée que je méritais d'être qui je voulais être.
La petite fillette que j'étais a reçu pour ses huit ans un portfolio en cuir. Je ne pouvais pas le soulever tellement il était grand. Il était grand et magnifique et je l'ai conservé comme un trésor au fond de mon garde-robe pendant près de quinze ans. Quelle mère aurait offert un tel cadeau à un enfant de huit ans? Une mère qui connait si bien son enfant, plus qu'elle-même. Ce cadeau a changé ma vie. Il a semé l'idée que je devais devenir qui je voulais être.
Que je me le dois, je nous le dois toutes.
samedi 31 décembre 2011
Le guide du parfait artiste - édition 2012
lundi 31 octobre 2011
Art story

vendredi 30 septembre 2011
Le silence crée la stupeur

Le 11 septembre dernier (c’est la vérité), avait lieu un déjeuner causerie dans le cadre du Mois de la photo de Montréal. Beaucoup d’émotivité, beaucoup de silence et même quelques malaises. Les artistes, souvent mauvais vendeurs, pataugent dans des émotions intimes qui bien que nécessaires à leur état de création, ne se révèlent que biographies superflues lors de la réception des œuvres. Et soudain, la stupeur. Le photographe et minier Roger Ballen entre en scène. D’un silence lourd de sens ponctué de poésie, il balaie les incertitudes et les égarements. Sa voix théâtrale hypnotise, se propage gravement et résonne dans cet immense arsenal pour transmettre une chair de poule générale à l’assemblée. Il est question de sonder les profondeurs de la psychologie humaine, de retourner les globes oculaires vers l’intérieur. Ceux qui y étaient s’en souviendront je crois. Moi ça m’a marquée.
Des images fantastiques et des silences qui le sont encore plus. Il n’en faut pas plus pour comprendre que tel le phœnix qui renaît de ses cendres, l’être humain ne serait rien sans le néant. Dans le silence, il y a l’effacement, la mort, la disparition et donc la reconstruction, la création et encore l’idée que tout est possible. Et il y a la nostalgie aussi, mais ce sera le sujet d’un autre billet, parce qu’il est temps que je me taise.
À voir: http://rogerballen.com/
À entendre: Le merveilleux 4min33 de John Cage: http://www.youtube.com/watch?v=gN2zcLBr_VM
samedi 30 juillet 2011
Le travail timide

Une première exposition depuis la fin des études. Merci à tous ceux qui ont fait de la soirée du vernissage et des autres jours de l'exposition un véritable défilé de mots, d'encouragements, d'intérêt et de présence. Mes oeuvres et moi sommes si intimidées par le regard des autres! Pourtant, votre regard a été respectueux, parfois tendre, parfois perplexe, mais toujours respectueux.
Timide ou pas, montrer mon travail lui confère de nouveaux sens, parce qu'entre les murs de l'atelier, personne d'autre que moi n'est là pour entendre le bruits des arbres qui tombent.




Le vent dans les voiles, vous m'avez offert un élan fou: de nouveaux projets dont je vous parlerez bien assez tôt...
Et le Fast Festival de Sorel Tracy qui se termine ce soir. J'y présentais une installation vidéo...
Extrait de L'une l'autre bientôt disponible: vimeo.com/marielevasseur

À voir: l'exposition de Berlinde De Bruyckere au DHC/ART. Dur, poétique et terrifiant: à l'image de la nature humaine.
À vivre: Le Musée d'art contemporain du Massachuset (MASSMOCA) dans un petit trou ex-industriel qui a trouvé son salut en l'art. Les fresques de la rétrospective de Sol Lewitt sur trois étages sont à couper le souffle: je crois que les oeuvres de Lewitt nous rendent meilleurs.








